Sortir d’une crise économique avec la décroissance …

Voici un billet (via Seb Paquet) de Yves-Marie Abraham (professeur agrégé HEC Montréal dans le journal Lapresse Affaires) qui relate en 2009, en plein dans la crise économique de 2008-2010, durant une université d’été du MEDEF (principal organisme du patronat qui représente des dirigeants des entreprises françaises), la présidente déclarait :

«face à une crise d’une ampleur et d’une violence sans précédent, nous avons une responsabilité collective: celle de remodeler, de redessiner, de découvrir, voire d’inventer «autre chose».»

Une des solution avancées serait de casser le modèle économique-social-écologique actuel (ou croissance infinie : qui semble voué à l’échec) en prenant le virage de la décroissance soutenable ou conviviale : par une rupture avec la logique de croissance sans limite dans laquelle les sociétés occidentales sont engagées depuis au moins deux siècles.

Un constat : face à la crise,  » la responsabilité collective est de remodeler, de redessiner, de découvrir, voire d’inventer «autre chose» « . Mais ce changement est-il possible ?

Nos sociétés n’ont pas toujours été pour une croissance (sans limite); il y aurait donc un espoir de pouvoir changer ? le choix de changer sera peut-être imposé dans le futur … agissons maintenant  : en s’ouvrir l’esprit et … en essayant « par essais – erreurs ».

Dans le billet de Nicolas Ottenheimer (GaïaPresse.ca) au sujet de la « conférence internationale sur la décroissance, croissance économique, indicateurs de décroissance, environnement, Barcelone » (mars 2010) voici 2 réflexions qui peuvent abonder dans le sens d’une sortie de crise avec la décroissance :

  • « Nous pensons que la croissance économique est davantage un problème qu’une solution face aux dégradations environnementales, à l’accroissement des inégalités et des problèmes sociaux ».
  • Le concept de décroissance (degrowth) est utilisé afin de favoriser la justice sociale, le bien être et la soutenabilité écologique. La décroissance cherche alors à prévenir les crises économiques, sociales et environnementales par un autre chemin que celui de la « croissance verte » (1).

En concluant, dans ce billet : « ce type d’évènement devrait permettre aux objecteurs de croissance de gagner en légitimité, accordant notamment un plus grand espace médiatique aux idées et projets qu’elle véhicule. »

(1) Faut-il adapter l’économie à l’environnement (notion de développement durable, de croissance verte), ou réfléchir à d’autres modèles économiques en rupture complète (décroissance) ? (http://radiofrance-blogs.com/bernard-thomasson/2010/11/29/croissance-verte-ou-decroissance/)

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